Ludo-philo

Le jeu et le ludique sont des concepts sur lesquels s’agglomèrent de nombreuses représentations : comme pur divertissement sans finalité, comme activité enfantine, etc.

Le jeu est ici entendu comme une notion qui assemble « en un équilibre instable et paradoxal, les deux groupes notionnels formés par les concepts de liberté, d’ouverture, d’espace vide, d’une part – et d’ajustement, de contact, de clôture systémique d’autre part. » (Dictionnaire, Les Notions Philosophiques II, tome 1, PUF, p.1321) En somme, nous pourrions faire la comparaison avec la notion de « jeu » en mécanique : de la même manière qu’il faut laisser du « jeu » entre deux pièces mécaniques de certaines constructions, l’espace ludique permet d’installer un dispositif régulé (les règles du jeu) dans lequel s’exprime une zone de liberté (les choix des joueurs et leur stratégies). Il est évident cela dit, que cette définition n’élimine pas la notion de plaisir dans l’activité du jeu !

Initier un atelier de philosophie par le jeu permet de proposer une expérience aux participants, qui est partagée par tous, et qui pousse à devoir se positionner par rapport au jeu et par rapport aux autres. Cette expérience sert alors de matériau à l’échange philosophique qui lui suit.

Nous tâchons de trouver les activités les plus amusantes et les plus enrichissantes à proposer. Nous pouvons également travailler sur la base d’un jeu proposé par la structure mandataire.

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